Ryanair : une menace sur l’emploi en Belgique

Le secteur aérien traverse une zone de turbulences. En effet, 200 emplois de personnel navigant commercial sont en jeu chez Ryanair. Cette situation concerne la base belge de la compagnie. Ce chiffre choque les observateurs. Il représente presque le double des prévisions initiales.

Des annonces contradictoires

Le syndicat CNE/ACV Pulse a appris la nouvelle lundi. L’information a filtré lors d’un webcast interne. La direction souhaite supprimer 200 postes de personnel de cabine. Elle justifie cette décision par la crise du coronavirus.

Pourtant, le discours était différent il y a un mois. La compagnie aérienne irlandaise à bas prix annonçait des chiffres moins alarmants. Elle prévoyait le licenciement de 106 membres d’équipage. Concernant les pilotes, le chiffre de 66 départs reste inchangé. Malheureusement, la situation s’aggrave pour les hôtesses et stewards.

La colère des syndicats

Cette annonce tombe au plus mauvais moment. Nous sommes dans la première phase de la procédure Renault. C’est le cadre légal pour les licenciements collectifs en Belgique. Les syndicalistes réagissent vivement. Ils dénoncent l’attitude du transporteur low-cost. Selon eux, l’entreprise méprise les réglementations belges et européennes. Elle ne respecte pas les règles de restructuration.

Désormais, les syndicats appellent à l’aide. Ils sollicitent le ministre en charge du dossier. L’inspection sociale doit aussi intervenir. L’objectif est simple : forcer la société à respecter la loi. Toutes les entreprises opérant en Belgique doivent s’y plier.

Un climat social tendu à Charleroi

La déception domine chez les employés. En mai dernier, la direction se voulait rassurante. Elle promettait un impact limité sur l’emploi. Aujourd’hui, elle adopte une stratégie bien plus aggressive.

L’enjeu est de taille pour l’économie locale. En Belgique, l’entreprise emploie 500 personnes. La grande majorité travaille à l’aéroport de Bruxelles Sud Charleroi. Le personnel vit donc dans l’incertitude. Ces coupes drastiques pourraient modifier durablement le paysage aérien belge.